Saisons sauvages de Kettly Mars, éditions Mercure de France 2010
Sous ce titre au goût fade de la collection Harlequin ou de série télé étasunienne se cache un roman âpre et vigoureux. Cette fois encore, après Fado, Kettly Mars choisit une histoire de femme puissante. Une femme que son destin force à des choix terribles, elle qui se trouve coincée dans une situation inextricable et qui pense s’en sortir en gagnant sur tous les tableaux.
L’histoire se déroule dans les années soixante, en Haïti, en pleine période Duvalier. Le lecteur, au fait de l’histoire haïtienne, retrouve les marques spécifiques de cette période de terreur qui pesa sur le pays pendant vingt neuf années : le nombre 22 (« je frappe avec véhémence sur la porte à côté portant l’inscription : ICI-22 », p.30), la pintade (« Je cherche Daniel des yeux. Il a disparu, emporté par les pintades », p.33, «Duvalier, comme les Abyssiniens ou les Byzantins, des millénaires avant lui,croyait peut-être dans les vertus d’éternité de l’oiseau nègre mystérieux», p.204), le négrisme («la suprématie avait changé de couleur et de camp», p. 21), l’enlèvement raté de Jean-Claude et la tuerie qui s’en est suivie, l’influence puissante à tous les degrés de la société des houngans et manbos, la pesante présence de Fort-Dimanche, haut-lieu de la détention et de la torture, la « paix macoute » contre les « kamoken », une très longue période de survie pour chacun, en terrain miné…
Nirvah est mariée à un journaliste, Daniel Leroy, qui se croit intouchable parce qu’il est intelligent. Il est marxiste, enfin, marxiste de salon comme beaucoup d’intellectuels de cette époque en Haïti. L’époque ne prête pas à la rigolade, François Duvalier a assis sa puissance et son armée des ombres a acquis sa vitesse de croisière : il tient le pays entier dans sa main. Son équipe resserrée comprend des hommes qui lui sont totalement dévoués. Ils lui doivent tout. Et ils sont noirs. Ils sont enfin parvenus à arracher le pouvoir des mains des mulâtres et ceux-ci vont payer la facture au prix fort.
Le mari constitue une proie de choix : il est mulâtre et communiste. Deux tares réunies en un seul homme. Lui qui se croyait puissant se retrouve à Fort-Dimanche. Nirvah va tout essayer pour le faire sortir de ce trou mortel. Elle ira même plaider sa cause auprès du Secrétaire d’État, Raoul Vincent. Celui-ci la fait attendre des heures avant de la recevoir. Pour la rendre plus malléable. Quand il la voit, c’est le coup de foudre. Elle est la femme d’un comploteur. Elle est riche. Elle est magnifique. Elle est presque blanche. Dès cet instant, le très sombre Secrétaire d’État va tout faire pour la posséder. C’est sa vengeance à assouvir. Posséder totalement cette femme à laquelle, en d’autres circonstances, il n’aurait même pas eu la possibilité d’adresser la parole.
Et, par amour pour son mari, qu’elle veut sauver de la mort, elle va jouer avec le feu. Mais jusqu’à quel point joue-t-elle ? Une fois surmonté le dégoût, son corps la surprend, la trahit. Elle découvre une part sauvage dans les replis de ses désirs, elle jouit trop puissamment, elle s’évade d’elle-même, cet homme la possède complètement, et elle y prend lentement un immense plaisir.
Mais le Secrétaire, lui aussi, surpris de cette victoire totale, se prend à «aimer» cet objet de convoitise et va vouloir agrandir son territoire. Il veut aussi la fille. Il voudra bientôt le fils… sans que personne dans la famille ne se parle. Aucun ne se doute de cette boulimie de possession, chacun gardant l’amant secret pour soi.
On se prend à penser à une sorte de fraternité avec le Teorema de Pasolini sorti en 1968, la part de mysticisme en moins peut-être, et encore ici le vodou est-il très présent même si c’est de façon larvée… en effet, il y a bien ce personnage mystérieux qui subjugue toute une famille bourgeoise. Et si Pasolini s’interroge sur l’importance de la foi dans la vie, Kettly Mars place le lecteur face à la brutalité de l’instinct de survie. L’amour physique est-il une voie de transcendance ? Le charme démoniaque, la beauté sauvage, sont-ils les catalyseurs de l’animalité de la survie ?
Ce Secrétaire d’État « d’un noir foncé », étape par étape, révèle à lui-même chaque membre de la famille auparavant sous la coupe de ce mari, ce père intellectuel, qui savait tout, qui osait défier le pouvoir par l’écriture et qui, d’un coup, s’est trouvé « absent », les ayant laissés tout seuls face aux monstres. Lui qui avait choisi la lutte politique plutôt que la protection de sa famille… et maintenant cette famille au complet se laisse dévorer par ce prédateur étrange qui a su lui instiller cette violente passion du corps.
Kettly Mars ose bousculer un tabou. Elle élève une femme qui semble trahir sa caste, son mari, ses enfants, ses amis, au grade d’héroïne. Elle la rend touchante, vulnérable. Et le lecteur un moment dérouté se surprend lui aussi à se trouver de son côté, lui aussi vaincu par ce fatal engrenage.
Saisons sauvages, quatrième roman de Kettly Mars, marque une nouvelle étape dans la construction d’une œuvre originale, très maîtrisée, parfaitement documentée, avec ce « je » récurrent, narrateur féminin personnel qui ancre le lecteur dans le « vécu ». Dès le début du récit, on s’attend à cette fin inéluctable, car tout le monde le sait :
« En Haïti, littéralement personne ne meurt de mort naturelle »…
MORBRAZ
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lundi 12 avril 2010
mardi 26 janvier 2010
Kasalé de Kettly Mars

Kasalé de Kettly Mars,
roman d’abord paru chez L’Imprimeur II, à Port au Prince en mai 2003,
puis revu et édité chez Vents d’ailleurs en 2007.
C’est avant tout une histoire de femmes qui se tisse dans un village, un lakou, non loin de Port-au-Prince, mais loin de tout en vérité. Une vieille femme y campe un rôle central, Antoinette, dite Gran’n, qui connaît les ancestrales pratiques. Autour d’elle se serrent d’autres femmes plus ou moins jeunes, Nativita, Altagrâce, Esther et surtout, Sophonie, tombée « grosse au plus fort d’une averse ». Bien qu’étrangère - elle n’est que la belle-fille d’Antoinette dont le fils, Démétrius, est mort - Sophonie a partie liée avec la vieille Antoinette qui a reconnu en elle la femme qui devrait lui succéder. Sophonie met du temps à admettre cette filiation, ne comprenant que peu à peu le miracle qui s’opère dans son ventre : elle attend un enfant d’Agwé, le maître de l’eau.
Plus loin, au bord de la grande route où s’effectuent d’immenses travaux, un homme sculpte des pierres dans un petit atelier. Son nom est Athanaël, mais il est en réalité une incarnation d’Athagwé, le dieu de l’Eau…
Dans l’air immobile de Kasalé rampent des rancœurs, des rivalités amoureuses, des haines avivées, des jalousies puissantes, des histoires d’argent… Mais surtout, après un violent orage, le flot furieux de la rivière (on dit l’avalas) a arraché le vieux cachiman qui poussait sur sa rive. Il ne tient plus que par une mince racine. Il va bientôt tomber. Et ce vieil arbre est intimement lié à la vie de Gran’n. Elle ne pourra s’en aller que lorsque l’arbre aura définitivement lâché prise. Or, après l’inondation, c’est un temps de sécheresse terrible qui s’abat sur le lakou.
De plus, dans la montagne, la tempête a détruit une maisonnette qui abritait des loas (les divinités du vodou). Gran’n doit remettre la maison d’aplomb pour sa propre sauvegarde, mais aussi pour le bien de tout le village. Malheureusement, beaucoup ne croient plus aux esprits. Gran’n aidée seu
lement de Sophonie va tout de même mener à bien l’opération de sauvetage. Ensuite, elle pourra lentement s’éteindre, mais en confiant doucement ses pouvoirs à Sophonie. Celle-ci rencontrera enfin Athanaël et reconnaîtra en lui le dieu Agwé. Elle sait alors que son enfant sera une fille : une fille de l’eau. De la lignée d’Antoinette.Voici pour l’histoire. Maintenant, pour ce qui est de la question du style, il faut tenir compte du fait que Kasalé était le premier roman de Kettly Mars, les imperfections sont là, mais on sent déjà la force d’un style, l’affirmation d’un écrivain maître de sa plume. Qui a des choses à dire, des histoires à dévoiler, Kettly Mars va nous étonner. Elle aussi est une femme puissante.
MORBRAZ
De La dernière part de pureté à
L'heure hybride roman de Kettly Mars1.
Quand il est arrivé en manuscrit chez Vents d’ailleurs, ce roman s’intitulait en effet La dernière part de pureté, mais il paraît finalement en 2005 sous le titre L'heure hybride.
Il s’agit ici d’un r
oman fort, comme on dit d’un alcool qu’il est fort, roman à la fois troublant et inquiétant, qui place le lecteur en situation de voyeur gêné mais pourtant consentant. Roman écrit entièrement à la première personne, La dernière part de pureté s’ouvre comme une nouvelle. Style rapide. Phrases nominales et brusques accumulations, une image puissante de ville. On écoute quelqu’un raconter une histoire. L’histoire d’un pan de vie. La sienne, qui s’écoule lentement : p.2 : « Cinq heures trente cinq. », p.23 : « Cinq heures cinquante cinq. », p.27 : « Six heures du soir… » (etc.). C’est le temps de l’éveil et de sa cohorte de souvenirs, de l’attente du fauve avant le crépuscule. Si l’auteur est ô combien féminin, le personnage narrateur est masculin. Ce texte est celui d’une confession, d’une sorte de journal intime au fil de la plume et des évènements. Rico L’Hermitte, du fond de son refuge dans la vieille pension gingerbread qui se lézarde, semble vouloir faire le point sur sa vie, se justifier face à lui-même, mettre en balance les plaisirs frénétiques de la vie d’un côté et l’intérêt réel de cette existence de l’autre.
« Je me nomme Jean François Éric L’Hermitte, profession gigolo. Mes amis et mes maîtresses m’appellent Rico. » (p.7)
Ces prénoms bourgeois vont singulièrement aider le narrateur dont « l’objectif essentiel est de fuir la pauvreté par tous les moyens » (p.7). Il ne part pourtant pas gagnant, sa mère se prostitue tout en le protégeant autant qu’elle le peut. Très vite, Rico prend conscience de son propre charme. Il est un homme séduisant.
« Je connais le pouvoir de mes yeux couleur de miel. Je vis dans un monde où les valeurs humaines s’évaluent aux teintes épidermiques et à la frisure des cheveux. Toute nuance de peau tendant vers le clair garantit une certaine estime et un a-priori de bonne extraction. » (p.13)
En fait, Rico se connaît très bien. Il est parfaitement conscient de son propre cynisme. L’heure approche de la quête, de la chasse solitaire menée chaque nuit encore un peu plus loin. « Six heures du soir… ma chambre devenue bateau accostera bientôt aux ports de l’ombre ». Les femmes sont le gibier. Jacqueline, sans doute, aurait pu le garder pour elle seule mais, jalouse, elle a brisé le bibelot fétiche de Rico, sa « part de pureté », comme il le dit. C’était fini. Même si le petit biscuit de porcelaine blanche avait été rafistolé, il n’était définitivement plus le même. Rico nous invite aux plongées dans les milieux interlopes de Port-au-Prince, non qu’il s’y complaise, rien n’est moins sûr, mais c’est une sorte de fatalité, une trajectoire obligée due à la suite des évènements qui se mettent en place comme un improbable puzzle. Une inéluctable catharsis. Les femmes se succèdent entre ses mains, c’est son unique moyen d’existence. Vivre au milieu des gens aisés sans l’être lui-même, profiter de cette apparence pour continuer, toujours, à faire semblant d’être un autre. Il faut de la ruse, de la froideur, de la trahison, du mensonge, du cynisme. Rico cultive toutes ces qualités. Amoureusement.
« Moi, je ne compte pas, je suis une fourmi, un citoyen de l’ombre […]. La pauvreté, je connais, je suis arrivé à m’en sortir. Alors que chacun fasse de même, sans soulever de vagues, sinon le bateau chavire ». (p.47)
Il s’aime en fait plus qu’il n’aime les autres. Survivre, est-ce réellement exister ?
Rico balaie d’un geste ses préoccupations et repart en chasse. Son vivier se tient souvent chez Patrice et un soir, au milieu des femmes, comme en éclair, il aperçoit « un homme mince aux traits fins, un beau visage trop beau pour un homme ». Ce garçon plutôt timide se trouve entraîné dans les ébats du groupe.
Rico reverra l’inconnu et se sentira étrangement troublé, « Je rencontrais sur ma route un point de chute. […] Quelque chose m’annonçait la fin d’un temps. Un glissement dans l’itinéraire de mes jours. ». Rico va alors, comme il le dit, marcher vers sa mort, la mort de l’image qu’il portait de lui-même. C’est le récit poignant d’un homme perdu, qui vend son corps comme sa mère a vendu le sien, comme s’il y avait là une malédiction du modèle. Il est huit heures vingt, la musique du transistor de Félix monte de la cour, Rico avale sa soupe avant d’affronter la nuit. Tout à l’heure, il jettera un coup d’œil fraternel à ceux qui ont su rester petits et sans histoires, il repartira vers l’alcool, les femmes, la fête. Cette fête qui n’a plus le même goût.

1 Kettly Mars est déjà l’auteur de deux recueils de poèmes : Feu de miel (1997) et Feulements etsanglots (2001) et de deux recueils de nouvelles : Un parfum d’encens (1999) et Mirage-Hôtel (2002). Un premier roman a également été édité, Kasalé, paru en Haïti, à Port-au-Prince chez l’Imprimeur II en mai 2003.
MORBRAZ
L'heure hybride roman de Kettly Mars1.
Quand il est arrivé en manuscrit chez Vents d’ailleurs, ce roman s’intitulait en effet La dernière part de pureté, mais il paraît finalement en 2005 sous le titre L'heure hybride.
Il s’agit ici d’un r
oman fort, comme on dit d’un alcool qu’il est fort, roman à la fois troublant et inquiétant, qui place le lecteur en situation de voyeur gêné mais pourtant consentant. Roman écrit entièrement à la première personne, La dernière part de pureté s’ouvre comme une nouvelle. Style rapide. Phrases nominales et brusques accumulations, une image puissante de ville. On écoute quelqu’un raconter une histoire. L’histoire d’un pan de vie. La sienne, qui s’écoule lentement : p.2 : « Cinq heures trente cinq. », p.23 : « Cinq heures cinquante cinq. », p.27 : « Six heures du soir… » (etc.). C’est le temps de l’éveil et de sa cohorte de souvenirs, de l’attente du fauve avant le crépuscule. Si l’auteur est ô combien féminin, le personnage narrateur est masculin. Ce texte est celui d’une confession, d’une sorte de journal intime au fil de la plume et des évènements. Rico L’Hermitte, du fond de son refuge dans la vieille pension gingerbread qui se lézarde, semble vouloir faire le point sur sa vie, se justifier face à lui-même, mettre en balance les plaisirs frénétiques de la vie d’un côté et l’intérêt réel de cette existence de l’autre.« Je me nomme Jean François Éric L’Hermitte, profession gigolo. Mes amis et mes maîtresses m’appellent Rico. » (p.7)
Ces prénoms bourgeois vont singulièrement aider le narrateur dont « l’objectif essentiel est de fuir la pauvreté par tous les moyens » (p.7). Il ne part pourtant pas gagnant, sa mère se prostitue tout en le protégeant autant qu’elle le peut. Très vite, Rico prend conscience de son propre charme. Il est un homme séduisant.
« Je connais le pouvoir de mes yeux couleur de miel. Je vis dans un monde où les valeurs humaines s’évaluent aux teintes épidermiques et à la frisure des cheveux. Toute nuance de peau tendant vers le clair garantit une certaine estime et un a-priori de bonne extraction. » (p.13)
En fait, Rico se connaît très bien. Il est parfaitement conscient de son propre cynisme. L’heure approche de la quête, de la chasse solitaire menée chaque nuit encore un peu plus loin. « Six heures du soir… ma chambre devenue bateau accostera bientôt aux ports de l’ombre ». Les femmes sont le gibier. Jacqueline, sans doute, aurait pu le garder pour elle seule mais, jalouse, elle a brisé le bibelot fétiche de Rico, sa « part de pureté », comme il le dit. C’était fini. Même si le petit biscuit de porcelaine blanche avait été rafistolé, il n’était définitivement plus le même. Rico nous invite aux plongées dans les milieux interlopes de Port-au-Prince, non qu’il s’y complaise, rien n’est moins sûr, mais c’est une sorte de fatalité, une trajectoire obligée due à la suite des évènements qui se mettent en place comme un improbable puzzle. Une inéluctable catharsis. Les femmes se succèdent entre ses mains, c’est son unique moyen d’existence. Vivre au milieu des gens aisés sans l’être lui-même, profiter de cette apparence pour continuer, toujours, à faire semblant d’être un autre. Il faut de la ruse, de la froideur, de la trahison, du mensonge, du cynisme. Rico cultive toutes ces qualités. Amoureusement.
« Moi, je ne compte pas, je suis une fourmi, un citoyen de l’ombre […]. La pauvreté, je connais, je suis arrivé à m’en sortir. Alors que chacun fasse de même, sans soulever de vagues, sinon le bateau chavire ». (p.47)
Il s’aime en fait plus qu’il n’aime les autres. Survivre, est-ce réellement exister ?
Rico balaie d’un geste ses préoccupations et repart en chasse. Son vivier se tient souvent chez Patrice et un soir, au milieu des femmes, comme en éclair, il aperçoit « un homme mince aux traits fins, un beau visage trop beau pour un homme ». Ce garçon plutôt timide se trouve entraîné dans les ébats du groupe.
Rico reverra l’inconnu et se sentira étrangement troublé, « Je rencontrais sur ma route un point de chute. […] Quelque chose m’annonçait la fin d’un temps. Un glissement dans l’itinéraire de mes jours. ». Rico va alors, comme il le dit, marcher vers sa mort, la mort de l’image qu’il portait de lui-même. C’est le récit poignant d’un homme perdu, qui vend son corps comme sa mère a vendu le sien, comme s’il y avait là une malédiction du modèle. Il est huit heures vingt, la musique du transistor de Félix monte de la cour, Rico avale sa soupe avant d’affronter la nuit. Tout à l’heure, il jettera un coup d’œil fraternel à ceux qui ont su rester petits et sans histoires, il repartira vers l’alcool, les femmes, la fête. Cette fête qui n’a plus le même goût.

1 Kettly Mars est déjà l’auteur de deux recueils de poèmes : Feu de miel (1997) et Feulements etsanglots (2001) et de deux recueils de nouvelles : Un parfum d’encens (1999) et Mirage-Hôtel (2002). Un premier roman a également été édité, Kasalé, paru en Haïti, à Port-au-Prince chez l’Imprimeur II en mai 2003.
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